Vendredi , 7 octobre 2022
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Des membres du Congrès américain condamnent la dissolution de l’ARP

Michael McCaul (Républicain-Texas et Gregory Meeks (Démocrate-New York), membres de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, ainsi que Jim Risch (Républicain-Idaho) et Bob Menendez (Démocrate-New .Jersey), membres de la commission des affaires étrangères du Sénat, ont publié une déclaration condamnant la tentative du président de la République,  Saied de dissoudre le parlement tunisien,  l’Assemblée des représentants du peuple, « la dernière d’une série de mesures inquiétantes qui menacent les institutions démocratiques de la Tunisie et laissent présager une nouvelle détérioration de l’État de droit ».

« Nous condamnons la tentative du président tunisien Saied de dissoudre l’organe parlementaire du pays, l’Assemblée des représentants, quelques heures après qu’ils se sont réunis pour annuler  les mesures exceptionnelles qui ont élargi les pouvoirs exécutifs en juillet 2021.

« La Tunisie a fait des progrès remarquables vers l’établissement d’un cadre solide pour un régime inclusif et pluraliste depuis 2011. Aujourd’hui, cependant, nous assistons à des mouvements inquiétants qui menacent les institutions démocratiques de la Tunisie et laissent présager une nouvelle détérioration de l’État de droit. La consolidation continue du pouvoir du président Saied, la dissolution  du Conseil supérieur de la magistrature tunisien, les efforts visant à restreindre les organisations de la société civile, et maintenant les menaces possibles d’engager des procédures judiciaires contre des membres du parlement, tout cela indique un retour en arrière.

« La relation bilatérale de longue date entre les États-Unis et la Tunisie est liée à un engagement envers les principes de la gouvernance démocratique. Le président Saied doit rétablir l’état de droit et cesser toute interférence avec le parlement. Nous demandons instamment au président Saied de respecter les institutions tunisiennes et de permettre la liberté d’association et d’expression, comme le stipule la constitution tunisienne. Le gouvernement tunisien doit travailler de manière constructive avec tous les Tunisiens, y compris les membres du parlement et la communauté de la société civile tunisienne, afin de favoriser un processus de réforme inclusif et transparent », recommande la déclaration.

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