Mercredi , 1 décembre 2021
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La Tunisie, objet d’une session plénière au Parlement européen

Le Parlement européen doit tenir une session, aujourd’hui, mardi 19 octobre 2021 pour débattre de la situation en Tunisie. « Le système démocratique de la Tunisie est menacé en raison de l’absence de séparation des pouvoirs », devraient avertir les députés lors du débat d’aujourd’hui.

La séance de discussion sera suivie d’un vote, qui aura lieu ce jeudi 21 octobre, sur la position qui devrait être prise concernant ce qui se passe en Tunisie.

Le vice- Président du Parlement européen fera une déclaration à cet égard accompagnée du texte de la décision qui devrait être prise sachant que le Parlement européen devrait appeler le président Kais Saied à ouvrir un dialogue avec les principaux partis politiques et les représentants de la société civile pour mettre fin à la crise politique en Tunisie.

Entretien Saied – Borrell

Rappelons que le président Saied a reçu, vendredi, un appel téléphonique du Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell.

Le Chef de l’Etat a rappelé à cette occasion les raisons qui ont motivé les mesures exceptionnelles prises en juillet et septembre derniers, conformément à la Constitution et aux procédures qu’elle énonce.

Il est revenu sur « les informations erronées répandues par certains Tunisiens au sujet de la situation des droits et des libertés, alors que le chapitre relatif aux libertés dans la Constitution n’a pas été touché ».

Et d’ajouter « les activités du Parlement ont été gelées parce qu’il devenait un champs de bataille, où le sang a coulé à plusieurs reprises. Les projets de loi sont devenus une marchandise qui se vendait et s’achetait ».

Le président Saied a en outre souligné que « le fonctionnement des rouages de l’Etat se trouvait compromis au Parlement et dans les autres institutions, la corruption s’est répandue et les protestations populaires se multipliaient exigeant en particulier la dissolution du Parlement ». Il a même affirmé que l’Etat était au bord de l’effondrement.

Il a, par ailleurs, fait remarquer que les opposants qui « payaient pour organiser de fausses manifestations » ont été traités avec « une très grande souplesse », indiquant que les décisions d’assignation à résidence ont été levées.

Josep Borrell avait indiqué qu’il transmettra ces informations à la prochaine réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’UE et aux membres du Parlement européen.

L’UE exige un calendrier défini

Josep Borrell, pour sa part, a rapporté que l’entretien a porté sur les derniers développements en Tunisie, et notamment la nomination de la cheffe de gouvernement Najla Bouden Romdhane et la formation de son gouvernement.

Le haut représentant a souligné que celui-ci devra répondre aux défis économiques et sanitaires pressants dans le pays, tout en souhaitant que les nominations soient un premier pas important vers la préservation de l’acquis démocratique.

Dans ce contexte, rappelant le respect de l’UE pour la souveraineté de la Tunisie, le haut représentant a souligné l’importance de l’établissement d’un calendrier bien défini pour le retour à un ordre constitutionnel en Tunisie basé sur la séparation des pouvoirs, le respect de l’état de droit et de la démocratie parlementaire, la sauvegarde des libertés fondamentales, qui serait issu d’un dialogue transparent et inclusif et tiendrait compte des volontés et aspirations du peuple tunisien.

Le haut représentant a pris bonne note des propos du Président Saïed et en particulier de sa volonté de s’engager dans un dialogue national et de réduire le plus possible la durée de cette période de mesures exceptionnelles.

Le haut représentant a réaffirmé l’importance du partenariat stratégique avec la Tunisie et l’engagement de l’UE à soutenir le peuple tunisien dans ce contexte économique et pandémique difficile.

Il a également rappelé que ce sera sur la base d’actions et mesures concrètes prises par les autorités tunisiennes que l’UE déterminera comment au mieux accompagner la démocratie, la stabilité et la prospérité de la Tunisie. L’UE continuera de suivre avec le plus grand intérêt la situation dans le pays, a t-il conclut.

La nomination d’un gouvernement, un pas positif

D’autre part, le Conseil européen des affaires étrangères s’est réuni ce lundi 18 octobre 2021, et est revenu sur les derniers développements en Tunisie

A l’issue de cette réunion des ministres des États membres de l’UE chargés des Affaires étrangères, un compte rendu a été publié où les ministres ont souligné l’importance de préserver l’acquis démocratique, de respecter la séparation des pouvoirs et de rétablir la normalité institutionnelle.

Et d’ajouter : « La nomination récente d’un nouveau gouvernement a été considérée comme un premier pas positif que l’UE continuera de suivre de près ».

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