Lundi , 6 décembre 2021
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L’UGTT met en garde contre la concentration des pouvoirs entre les mains du président

Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a publié, ce vendredi 24 septembre 2021, un communiqué dans lequel il réagit par rapport aux dispositions exceptionnelles publiées dans le décret présidentiel n°2021-17, et sur lesquelles va se baser le Chef de l’Etat, Kais Saied, lors de la prochaine étape.

Alors que la centrale syndicale réaffirme son adhésion aux mesures du 25 juillet, considérant qu’il s’agit d’une opportunité historique de rompre avec une décennie dominée par les trébuchements, le chaos, la corruption, et le terrorisme qui s’est propagé, elle exprime toutefois son rejet dans la tentative d’utiliser ces échecs comme prétexte.

L’UGTT renouvelle l’appel à accélérer la formation d’un gouvernement aux pleins pouvoirs capable de faire face aux complications d’une situation exacerbée par la situation exceptionnelle, un gouvernement qui établirait la continuité de l’État dans la mise en œuvre de ses promesses, engagements et accords avec les parties sociales.

La centrale syndicale met en garde contre les dangers d’une concentration des pouvoirs entre les mains du chef de l’État en l’absence de structures d’amendement constitutionnel, considérant la constitution comme un point de départ et une référence majeure, dans l’attente d’un référendum conscient sur son amendement.

Elle appelle également à ce que les réformes ne se limitent pas aux seules formalités et à la restructuration du système politique et électoral, mais incluent tous les systèmes qui ont été délaissés et systématiquement sabotés au fil des décennies.

L’UGTT estime que la modification de la constitution et de la loi électorale est une question qui concerne toutes les composantes de la société, y compris les structures publiques, les organisations, les associations, les partis et les personnalités nationales, rejetant le monopole du président sur l’amendement.

Elle souligne enfin, qu’il s’agit d’un danger pour la démocratie, soulignant qu’il n’y a pas de solution pour sortir de la crise actuelle sans concertation, partenariat et dialogue.

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