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La France « punit » la Tunisie pour avoir refusé de reprendre ses migrants irréguliers

Les autorités françaises cherchent à réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants en provenance de pays qui n’acceptent pas de reprendre leurs nationaux  en situation irrégulière, notamment ceux soupçonnés de radicalisation.

Le plan français de réduction « ciblée » du nombre de visas pour les catégories en question a été révélé par le secrétaire d’État français aux affaires européennes, Clément Beaune, dans une annonce, rapporte SchengenVisaInfo.com.

« Il faut dire à ces pays qu’ils doivent reprendre les personnes qui sont identifiées comme leurs ressortissants. Nous avons des moyens  pour le faire, par exemple les visas (…) en ciblant les dirigeants politiques, les hommes d’affaires et managers. Oui, c’est un des leviers que le Président de la République, que le ministre de l’Intérieur envisagent », a souligné Beaune.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a souligné qu’il fallait agir concrètement avec les autres pays d’Europe, notamment l’espace Schengen, « pour plus d’efficacité ».

« Nous respectons nos partenaires, mais en tant qu’Européens, avec nos partenaires européens, nous devons mettre cette pression. Là aussi, il faut cesser d’être naïf, il faut passer par l’action européenne car nous sommes plus forts dans ces pression », a poursuivi Clément Beaune.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors de sa tournée  dans les pays du Maghreb, a présenté à ses interlocuteurs une liste de ressortissants en situation irrégulière et suspectés de radicalisation, que la France souhaite expulser.

La place Beauvau a indiqué que 231 d’entre eux  soupçonnés de radicalisation, séjournent  illégalement dans le pays. Parmi eux, des citoyens tunisiens ainsi que des Marocains et des Algériens.

Cependant, les autorités algériennes affirment que la liste comprend des noms d’Algériens qui sont nés en France, mais dont les parents sont d’origine algérienne, insistant ainsi sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une question de migration illégale.

Les derniers plans de la France font suite aux attentats du mois dernier qui ont mis le pays sous les feux de la rampe pour des attaques similaires, une fois de plus, que le président Macron qualifie de « terroristes ».

Le 29 octobre, un citoyen tunisien récemment arrivé en Europe a tué trois personnes dans un attentat au couteau commis contre  la basilique Notre-Dame, à Nice.

Auparavant, en octobre, un jeune de 18 ans avait attaqué à mort  le professeur Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine. Le professeur avait été menacé à plusieurs reprises pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves.

Mais le président français Emmanuel Macron avait précédemment annoncé qu’il ne « renoncerait pas aux caricatures ». En outre, il a déclaré que la liberté d’expression dans le pays doit être protégée.

Macron a récemment demandé à l’UE de réévaluer la libre circulation dans la Communauté européenne. Il a également déclaré que la zone Schengen de l’Europe devrait être réformé, et révélé que la France prévoit de doubler le nombre de policiers, afin que les frontières du pays soient mieux protégées.

La chancelière allemande Angela Merkel a soutenu la demande du président français, lors d’une réunion entre les dirigeants européens.

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