Mardi , 2 juin 2020
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Le HCR et les instances tunisiennes aux petits soins des réfugiés et demandeurs d’asile dans le Sud

Alors que les combats s’intensifient entre factions rivales en Libye, aucun cas de passage du territoire libyen en Tunisie pour y chercher une protection internationale n’a été signalé, selon le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR). Pourtant, la situation humanitaire s’est détériorée à Tripoli et dans les régions avoisinantes et les  efforts de préparation aux situations d’urgence se sont, dans le même temps,  poursuivis avec la finalisation des besoins budgétaires. La coordination inter-institutions a continué à travers  plusieurs réunions avec les agences des Nations unies participant à l’exercice de planification d’urgence visant à établir la répartition des tâches, ainsi que des réunions régulières avec l’OIM et le coordinateur résident des Nations unies.

La HCR n’en note pas moins que près de 500 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 29 réfugiés qui attendent encore leur départ pour un pays tiers,  sont installés dans les villes de Ben Guerdane, Médenine et Zarzis, dans le sud de la Tunisie.

Les réfugiés ont accès à des formations professionnelles. 36 suivent actuellement une formation en électricité, coiffure, couture ou mécanique automobile, alors que d’autres peuvent également monter un microprojet. 14 microprojets ont été approuvés jusqu’à présent et 8 sont opérationnels à ce jour. Des cours de français sont dispensés au Centre de Développement Communautaire de Ben Guerdane.

À ce jour, près de 3 600 personnes ont été acceptées pour la réinstallation dans des pays tiers dans le cadre de l’Initiative Globale de Solidarité pour la Réinstallation ; 3 567 réfugiés sont déjà partis pour leur nouveau pays d’accueil, notamment pour les Etats-Unis, la Norvège, la Suède et l’Allemagne. Les formalités de départs sont facilitées par l’Organisation Internationale pour les Migrations (IOM).

Depuis le début de l’année 2014, 47 réfugiés sont partis pour leur pays de réinstallation. Actuellement, 29 réfugiés attendent encore leur départ. Un hébergement est mis à disposition à Médenine jusqu’à leur départ

Vérification et évaluation

Le HCR et son partenaire, le Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR), ont lancé un exercice de vérification et d’évaluation à l’échelle du pays (à l’aide du logiciel KoBoToolbox) afin de confirmer la présence de toutes les personnes relevant de la compétence du HCR sur le territoire tunisien et de recueillir des informations sur leur situation socio-économique et de protection actuelle. La vérification vise également à recueillir le consentement des personnes relevant de la compétence du HCR à partager leurs données biologiques de base avec le gouvernement en vue de les inclure dans le programme national d’assistance. Au 30 avril, 390 personnes ont fait l’objet d’une vérification.

En outre, sur la base de cette vérification, le HCR procédera à une assistance ciblée en espèces (initialement pour 1 300 personnes) afin d’accroître la protection sociale des personnes touchées par la situation actuelle de COVID-19. Ce faisant, le HCR vise à atténuer les risques de protection tels que l’expulsion, l’indigence et les mécanismes d’adaptation négatifs, qui sont de plus en plus souvent signalés par les réfugiés et les demandeurs d’asile dans toute la Tunisie.

En avril, 478 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables hébergés dans des abris et des appartements en zone urbaine ont reçu une aide en espèces en remplacement de bons alimentaires. En outre, 290 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables non hébergés dans des structures gérées par le HCR ont reçu une aide en espèces à usages multiples.

De nouvelles procédures pour les vulnérables

Le HCR a indiqué avoir finalisé de nouvelles procédures opérationnelles standard (POS) sur l’assistance en espèces d’urgence, suivies d’une formation en ligne pour le personnel du HCR et de ses partenaires. Les POS et la formation ont permis aux CTR des partenaires d’identifier, d’évaluer, d’allouer et d’enregistrer la modalité de cette assistance ; cela est particulièrement pertinent pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés et des demandeurs d’asile extrêmement vulnérables de manière flexible.

A partir du 18 avril, 1 327 kits d’hygiène, comprenant des gants et des masques, ont été distribués aux réfugiés et aux demandeurs d’asile vivant dans les abris et les zones urbaines de Sfax, Médenine, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine. Lors de la distribution, des sessions de sensibilisation sur les mesures d’hygiène préventives à adopter ont été menées. Un psychologue du partenaire CTR était également présent pour fournir des conseils.

L’avocat de l’unité juridique a préparé des documents de sensibilisation sur les conséquences juridiques de la violation des mesures de prévention. Ces documents ont été traduits en trois langues et diffusés auprès des réfugiés et des demandeurs d’asile.

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