Mercredi , 23 septembre 2020
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Prolongation du confinement : Le Conseil de sécurité nationale tranchera

C’est au Conseil de sécurité nationale, présidé par le Chef de l’Etat Kaïs Saïed, qu’incombe la décision de prolonger le confinement, mais il faut bien faire les choses et persuader les citoyens du bien-fondé de cette décision, tout en prenant en compte leurs intérêts, selon le ministre de la Santé.

En Tunisie, comme dans tous les pays du monde touchés par le coronavirus, le confinement sanitaire est abordé comme un mal nécessaire. Jusqu’à la date du 14 avril, la pandémie a emporté environ 120 mille vies aux quatre coins du globe. Les Etats-Unis sont les plus touchés, suivis par l’Espagne, Italie, France. Notre pays s’en sort plutôt bien  et se classe toujours au milieu du tableau avec, pour l’heure, 34 cas de décès et 726 personnes porteuses du tristement célèbre le covid-19.

Confinement : vers plus de rigueur

Les gouvernements observent avec une grande prudence l’amélioration progressive de la situation de pandémie dans leurs pays, après les pics observés au niveau de la propagation  de ce virus et des cas de décès enregistrés, tout en gardant l’œil bien ouvert sur l’évolution de la pandémie dans les autres pays. La date du déconfinement total n’est pas, à coup sûr, pour demain, aussi bien pour la Tunisie que pour d’autres pays en dépit des rumeurs qui commencent à pointer le bout du nez à de pareilles occasions.

La France qui compte environ 15 mille décès et 138 mille contaminations a officiellement annoncé que la période de confinement sera prolongée jusqu’au 11 mai.  La Suisse qui a enregistré plus de mille cas de décès, les mesures de lutte ont été aussi prolongés d’une semaine, c’est-à-dire jusqu’au 26 avril prochain.

En Tunisie, l’étau se resserre de plus en plus autour des personnes refusant de se soumettre au confinement sanitaire obligatoire instauré depuis le 22 mars dernier. La porte-parole du gouvernement, Asma Shiri a levé le voile ce lundi 13 avril suite à la réunion du Conseil des ministres sur certains décret-loi adoptés par le gouvernement pour faire face à la situation de pandémie,  comme celui portant sur la fixation d’une amende de 50 dinars en cas de violation des mesures de confinement sanitaire obligataire. Cette amende sera doublée en cas de récidive.

Le pays retient toujours son souffle face à une  évolution qu’on pourra qualifier de « lente mais sure » de la situation pandémique. Tout relâchement pourra saper les efforts de lutte déployés par l’Etat mais aussi les sacrifices consentis par les citoyens et ne fera qu’embourber le pays dans une situation chaotique.

Une prolongation inéluctable

Le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, a souligné que « le déconfinement se fera selon les résultats médicaux et sanitaires. Il n’est pas question de subir les pressions à ce propos».  Il a rappelé, dans un texto publié ce mardi sur son compte face book, la décision prise par le président français concernant la prolongation du confinement en raison de l’incapacité de l’Etat à procéder aux tests appropriés pour chaque citoyen. « C’est une décision basée sur l’avis du staff médical. Ceci, s’apparente aussi à notre démarche », explique Mekki.

Dans ce même contexte, le ministre a appelé les citoyens présentant les symptômes de la maladie à contacter  sans hésitation les institutions sanitaires et à s’isoler. C’est le moyen le plus efficace pour contenir la pandémie. Les règles scientifiques pour faire face à la pandémie sans les mêmes partout dans le monde, conclut-il.

Dans une autre déclaration à l’une des radios privées, le ministre a bien clarifié les choses et clos le débat en déclarant que c’est au Conseil de sécurité national, présidé par le chef de l’Etat Kais Saïed , qu’incombe la décision de prolonger le confinement, soulignant à cet effet la nécessité  de bien faire les choses et de tenter de persuader les citoyens du bien-fondé  de cette décision tout en prenant en compte des intérêts des citoyens durant cette crise.

Le président de la République, Kaïs Saïed a décidé, jeudi 30 janvier 2020, la prorogation de l’état d’urgence pour une durée de trois mois, soit au 29 avril. Le 18 mars, il instaure le couvre-feu sur tout le territoire, de 18.00 à 6h00 du matin. Le  confinement total a été décrété depuis le 22 mars puis  prolongé jusqu’au 20 avril prochain. Une seconde prolongation n’est pas à exclure.

A la date du 13 avril, le pays compte 726 cas de contamination, 34 décès et 43 rétablis.

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