Dimanche , 25 octobre 2020
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Tunisie : une deuxième victime décède une semaine après le double attentat de Tunis

Un civil a succombé à ses blessures, portant à deux le nombre de personnes tuées dans le double attentat suicide perpétré à Tunis le 27 juin, a annoncé jeudi le ministère de l’Intérieur.

La victime avait été grièvement blessée lorsqu’un kamikaze a déclenché sa charge à proximité d’une voiture de police en plein centre de Tunis. Un policier était décédé le jour même.

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Sur les sept autres personnes blessées, six « ont quitté l’hôpital et un policier reste sous surveillance, a indiqué Sofiène Zaag, le porte-parole du ministère de l’Intérieur. Des opérations de police sont toujours en cours dans le cadre de l’enquête sur l’attentat, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Daesh revendique le suicide de mardi

Le double attentat, ayant visé un important complexe des forces de sécurité à la périphérie de Tunis et une voiture de police sur la principale avenue de la capitale, a été revendiqué par le groupe État islamique (EI). Un homme présenté comme le « cerveau » de l’opération, Aymen Smiri, un jeune Tunisien de 23 ans, s’est fait exploser dans la nuit de mardi à mercredi alors qu’il était pourchassé par des forces de sécurité, selon le ministère de l’Intérieur. Selon Reuters, Daesh a également revendiqué cet acte via son organe de propagande Amaq.

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Mercredi, le chef du gouvernement Youssef Chahed a affirmé que « tous les éléments » du groupe auquel appartenaient les deux kamikazes de jeudi dernier avaient été « arrêtés ». Ce groupe « planifiait des opérations terroristes contre la Tunisie », a-t-il ajouté.

Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et touristes étrangers. Même si la sécurité s’est sensiblement améliorée ces dernières années, l’état d’urgence, instauré en novembre 2015 et sans cesse renouvelé depuis, devrait l’être à nouveau jeudi.

Vous pouvez lire l'article depuis sa source sur Jeune Afrique

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