Dimanche , 15 septembre 2019
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Moncef Kartas surveillait les avions et non les aéroports, insiste son avocat

Mohamed Ben Brahim, avocat de l’expert de l’ONU, Moncef Kartas a riposté aux déclarations du ministre de l’Intérieur, qui a confirmé que les charges retenues contre son client étaient consistantes.

« Bien que nous respections le ministre de l’Intérieur, il y a un pouvoir judiciaire et nous avons confiance dans ce pouvoir, même si nous exprimons toujours notre peur quant au passage de la dictature de l’exécutif à la dictature de la justice », a déclaré l’avocat, sur Shems fm.

Il a souligné qu’ils adhéraient à la loi et respectaient l’accord du 13 février 1946.

Concernant les accusations prononcées contre Moncef Kartas, son avocat a confirmé que son client « surveille les avions et non les aéroports ».

Ben Brahim a expliqué que l’appareil appartenant à son client est autorisé à contrôler les avions dans un certain espace aérien

Notons que cet appareil, un RTL-SDR, trouvé en la possession de l’expert de l’ONU « donnent accès aux données publiques concernant les vols d’avions civils et commerciaux ».

Il lui servait « uniquement pour la surveillance du trafic aérien à destination de la Libye, afin d’identifier les vols susceptibles d’être liés à des violations de l’embargo sur les armes », selon une seconde avocate de Kartas.

Il est à rappeler qu’après son arrestation, Moncef Kartas (ainsi qu’une autre personne) avait comparu devant le ministère publicLes deux personnes ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis le 11 avril 2019, par le tribunal antiterroriste.

L’ONU a appelé la Tunisie « à abandonner les accusations » d’espionnage portées contre lui. Il « doit être libéré immédiatement », a affirmé le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Lors de son point-presse quotidien, Stéphane Dujarric a révélé que les documents judiciaires remis par la Tunisie à l’ONU concernant cette affaire ont été étudiés par les Nations unies et ont conclu au fait que l’immunité diplomatique octroyée par l’Organisation à l’expert tuniso-allemand restait valide.

En conséquence, l’Organisation réclame que les « accusations portées contre lui soient abandonnées » et qu’il soit « relâché immédiatement », a insisté Stéphane Dujarric.

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