Dimanche , 15 décembre 2019
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Dossier : Nessma, retour sur 5 ans d’impunité d’un média hors-la-loi

C’est en application de la décision émise le 19 avril par le conseil de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) que la police est intervenue, jeudi 25 avril, dans les locaux de Nessma pour confisquer ses équipements de diffusion.

C’est en application de la décision émise le 19 avril par le conseil de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) que la police est intervenue, jeudi 25 avril, dans les locaux de Nessma pour confisquer ses équipements de diffusion. A l’origine de cette décision, le refus de cette chaîne privée, fondée et pilotée par Nabil Karoui, de se conformer aux dispositions du décret-loi 116 et du cahier des charges de l’instance de régulation des médias audiovisuels. Et ce, malgré la récurrence des sommations de la HAICA depuis juillet 2014.

Instrumentalisation politique en faveur des intérêts du patron de la chaîne, lynchage de ses adversaires politiques et des dénonciateurs de ses opérations financières suspectes, désinformation et propagande contre la régulation de l’audiovisuel, Nessma a, depuis près de 5 ans, bafoué la législation tunisienne et la déontologie journalistique. Restée dans l’impunité, probablement grâce à la forte implication de Karoui dans le parti Nida Tounes et son rapport particulier au président de la République, Nessma est aujourd’hui au cœur d’une polémique entre défenseurs de l’intégrité des médias et dénonciateurs de l’attitude gouvernemental sélective quant à l’application des décisions de la HAICA.

Anti-régulation : La tactique de la victimisation et du rabâchage médiatique de Nessma TV

Le jour de l’attentat du Bardo, Nessma tv a trouvé le moyen de se poser en victime, à la fois du terrorisme et de la Haica. Ainsi, la chaîne aura fait d’une pierre deux coups en reprenant le fil de son réquisitoire. Déjà la veille, l’émission Ness Nessma rameutait ses initiés pour décortiquer un communiqué du Régulateur visant le patron de la chaîne pour « infraction à la loi électorale et au Cahier des charges ».

Crise à Nidaa Tounes : Nessma Tv, organe de propagande de l’aile dissidente

Les slogans sont souvent trompeurs. Nessma le confirme. Elle a beau à prétendre être « la chaîne du Grand Maghreb » ou « la chaîne de la famille ». Mais c’est avant tout et après tout, la chaîne de Nabil Karoui et de ses ambitions politiques. Une observation de l’émission Ness Nessma News du 01 mars au 08 avril l’atteste.

Tunisie : Le culot de Nabil Karoui et l’impuissance de la HAICA

Dès le spot promotionnel, l’émission, dont la diffusion est prévue demain soir à partir de 21h, affiche la couleur. A travers cette « rencontre exceptionnelle » sur sa propre chaîne, Nabil Karoui, patron de Nessma, vient bafouer la loi et défier la Haute Autorité Indépendante pour la Communication Audiovisuelle (HAICA), une instance constitutionnelle.

Nessma, complice d’un hold-up sur la marque «destourienne»

Même s’il ne dirige plus officiellement Nessma, Nabil Karoui continue son instrumentalisation politique de la chaîne. En marge de la Fête de l’Indépendance, les spots d’une campagne de collecte de documents et de témoignages sur « la famille destourienne » gagnent en visibilité sur Nessma. Quand un publicitaire qui entame une carrière politique cherche à écrire l’histoire, il y a anguille sous roche.

Nessma au service des élucubrations politiques de Nabil Karoui

Désormais médiatisé en tant que dirigeant de Nida Tounes, Nabil Karoui ne se contente pas des titres de presse qui font sa propagande. Nessma, chaîne dont il est copropriétaire, est instrumentalisé au gré de ses soubresauts de novice de la politique. Ne pouvant pas occuper tout le temps d’antenne, la rédaction de la chaîne en consacre une bonne partie aux collaborateurs de « Si Nabil » invités à jouer ses copies pâles.

Kerkennah-Affaire Petrofac : Retour sur un tissu de mensonges médiatiques

Accusations sans preuves, diabolisation des protestataires, stigmatisation de la population de Kerkennah, certaines chaînes tv se sont converties en usines à intox, entre le 19 et le 22 septembre, période des négociations entre le gouvernement et les acteurs sociaux représentants de Kerkennah. Après notre focus sur le fantasme Hizb Ettahrir, la suite sur un tissu de mensonges.

La classe politique sur Nessma : Un dîner de cons chez Nabil Karoui

Le concept du dîner de cons est simple. Il consiste à ce que l’organisateur-hôte choisisse un con et l’invite. A table, il cherche à le faire parler pour se moquer de lui sans qu’il s’en rende compte afin de continuer à jacter et faire durer le plaisir. C’est la spécialité maison de Nessma, concocté par les soins du chef Nabil Karoui. La gourmandise est un pêché capital. Beaucoup de politiques ont tendance à l’oublier. La tentation du temps d’antenne est trop forte. Voilà qu’après cinq jours de dénigrement de la HAICA, la gueule de bois est insupportable, surtout avec un dessert aussi amer que la fuite du dimanche soir.

Nessma, ElHiwar, HannibalTV et les autres… à qui appartiennent-ils ?

Outre la version intégrale (voir ici-bas), voici un résumé vidéo de l’exposé du rapport de Mouna Mtibaa concernant la propriété des médias audiovisuels privés en Tunisie. Exposé ayant eu lieu au sein des locaux de l’association YAKADHA. Le rapport a été introduit et conclu par Kamel Labidi, ancien président de l’Instance indépendante chargée de réformer l’information et la communication (INRIC).

Psycaricatures de -Z- : Nabil Karoui

Cette semaine, c’est un grand ami de Nawaat qui s’est invité sur le canapé de notre psycaricaturiste: Nabil Karoui, le fondateur de Nessma aux multiples élucubrations politiques. Investissant dans des œuvres caritatives quotidiennement médiatisées sur sa chaîne TV, Karoui donne sans compter et compte bien nous le faire savoir. Mais il n’est pas généreux que de ses deniers suspicieusement acquis, il a aussi des tas de plaintes à distribuer contre ceux qui le contrarient : rien que cette semaine, deux plaintes, l’une contre Thameur Mekki, le rédacteur en chef de Nawaat, et une autre contre Achref Aouadi, le président d’I-Watch, ont été gracieusement distribuées par ce bienfaiteur.

Vous pouvez lire l'article depuis sa source sur Nawaat

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