Lundi , 19 août 2019
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Sécuritaires contre magistrats, les camps se forment !

L’affaire fait déjà couler beaucoup d’encre. Accusés de torture sur un détenu, suspecté d’être impliqué dans les assassinats de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi, des sécuritaires ont été déférés devant la justice. S’en suit alors un mouvement syndical et « l’invasion par les sécuritaires armés du tribunal de première instance de Ben Arous », le 26 février 2018. Une action qui a poussé le Conseil supérieur de la magistrature à publier un communiqué d’indignation, accusant les sécuritaires de vouloir entraver la justice.

Le syndicat des forces d’intervention a réagi, pour sa part, par la voix de son secrétaire général adjoint, et a démenti toute pression exercée sur les juges et tout acte de torture à l’encontre de l’accusé. Nessim Rouissi, a souligné, lors de son intervention ce matin du mardi 27 février 2018, que le déploiement des sécuritaires dans les tribunaux est « normal quand il s’agit d’une affaire impliquant un terroriste » et que le suspect n’a pas été torturé mais s’est infligé des blessures pour faire accuser les sécuritaires « faits confirmés par l’expertise médicale ».

Des personnalités politiques ont exprimé leur soutien aux magistrats dans des posts relayés sur les réseaux sociaux.  « Si le conseil des magistrats avait le moindre respect pour les juges et la justice, il aurait présenté sa démission collective aujourd’hui… Si le ministre de la Justice avait le moindre respect pour sa personne et pour la justice il aurait présenté sa démission aujourd’hui, mais rien n’y fait ! » a déclaré le dirigeant d’Al Irada, Adnen Mansar.

« Il ne faut pas confondre l’institution sécuritaire et les syndicats des sécuritaires, la première est une partie de l’Etat, la seconde œuvre désormais contre l’Etat. Une partie des syndicats sécuritaires se rebelle contre les lois du pays… Où est le prestige de l’Etat de droit? » a estimé pour sa part, le secrétaire général d’Attayar, Ghazi Chaouachi.

Mongi Rahoui, député du Front populaire, relève, pour sa part, une « immunité dont bénéficie le terroriste accusé ».

« Ameur Balaâzi, suspecté d’être impliqué dans les assassinats de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi, est actuellement détenu pour une affaire de droit commun et comme d’habitude la légion des avocats du terrorisme et ceux qui se tiennent derrière campent sur place et accusent les sécuritaires de pratiquer la torture. Aussitôt fait, le procureur de Ben Arous ordonne l’arrestation des sécuritaires qui ont accompli leur devoir dans les limites de la légalité et la question qui s’impose est la suivante : pourquoi cette personne bénéficie d’une telle protection et d’une immunité à chaque fois qu’elle est arrêtée alors qu’elle avait déjà avoué son implication dans les assassinats des martyrs Belaïd et Brahmi ? Rappelons que le CD où sont enregistrés ses aveux a été dérobé au tribunal… Je fais porter la responsabilité aux structures judiciaires et au pouvoir politique pour la manipulation subie par le dossier des martyrs et pour faire bénéficier de leur protection un terroriste impliqué dans des assassinats ainsi que pour les préjudices subis par les sécuritaires qui l’ont arrêté, et appelle à ce qu’on les relâche immédiatement ! » a-t-il lancé.

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