lundi , 5 décembre 2022
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Tunisie : Le FTDES tire sur le décret très cher à BCE

Dans une interview accordée ce lundi 3 juillet à Africanmanager, le président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Abderrahman Hédhili, a affirmé que le décret relatif au classement des sites de production et installations vitales en tant que zones militaires interdites ne permettra pas de stopper les protestations dans les régions du sud.

Il a précisé que cette décision sera, sans doute, vouée à l’échec et est même dangereuse pour le pays, affirmant que le manque de communication et de négociation avec les protestataires et le gouvernement explique l’augmentation des mouvements de protestation non seulement au sud tunisien mais aussi dans diverses régions intérieures du pays, comme au bassin minier, à Kasserine et Sidi Bouzid.

Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement d’union nationale et les parties concernées à trouver des solutions urgentes et pertinentes afin de mettre fin aux crises sociales et de soutenir les zones marginalisées depuis des années et ce, à travers le lancement de projets permettant ainsi d’absorber le taux de chômage jugé très élevé dans ces régions.

A noter que le décret a été approuvé par le Conseil de sécurité nationale réuni mercredi au palais présidentiel.Le nombre de sites concernés n’a pas été mentionné, mais il est question d’une vingtaine au total selon la presse tunisienne, les sites pétroliers et ceux du bassin minier de Gafsa notamment.

On signale qu’un groupe de manifestants a décidé de poursuivre le sit-in à El-Kamour, au gouvernorat de Tataouine, jusqu’à la concrétisation des accords signés lors de la dernière réunion avec les représentants du gouvernement. Cette radicalisation intervient dans des conditions météorologiques très difficiles, surtout avec la hausse considérable des températures, d’autant plus que c’est une zone désertique.

On rappelle également qu’un accord a été signé, vendredi 16 juin 2017, entre le représentant du gouvernement, Imed Hammami, ministre de l’Emploi et les émissaires du sit-in d’El Kamour. Cet accord, trouvé grâce à la médiation de Noureddine Taboubi, secrétaire générale de l’UGTT, comportait des clauses sur le recrutement de jeunes au sein des compagnies pétrolières et dans la Société de l’Environnement et de la Plantation ainsi que des fonds pour l’investissement dans la région.

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