vendredi , 2 juin 2023
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Commerce parallèle du carburant – Dégâts économiques, sécuritaires et sociaux

Une plus forte présence de l’Etat aux frontières est nécessaire pour éviter la prolifération du commerce parallèle du carburant qui a gagné 30% de part du marché national. Les professionnels protestent contre le laisser-aller.


Le secteur du carburant se caractérise depuis des années par un désordre dû à la prolifération du commerce parallèle qui détient 30% de part de marché actuellement contre seulement 10% avant la révolution. Lors d’une table ronde sur « le commerce parallèle du carburant et son impact sur l’économie tunisienne », organisée hier au siège de l’Utica, les professionnels ont protesté contre la situation précaire du secteur et ont appelé les autorités compétentes à intervenir efficacement au niveau des frontières en vue de contrecarrer ce phénomène qui gagne du terrain jour après jour.
Selon M. Lotfi Hamrouni, président de la Fédération nationale de la chimie relevant de l’Utica, «le secteur du carburant en Tunisie souffre de plusieurs problèmes à cause du développement du commerce parallèle sur tout le territoire. Les produits vendus ont des conséquences fâcheuses sur la santé et la sécurité et sont à l’origine de la pollution de l’environnement. Leur stockage porte atteinte à la nappe phréatique». En outre, les recettes des stations-services ont connu une régression à cause de ce phénomène. D’où la nécessité, recommande l’orateur, de renforcer le contrôle pour rappeler à l’ordre les contrebandiers aux frontières. Il est temps de traiter ce problème d’une façon sérieuse en appliquant la réglementation en vigueur. Une stratégie devrait être mise en place pour réduire les effets de ce commerce parallèle.

Allègement de l’effectif des stations-services
En 1996, le commerce parallèle du carburant était limité à certaines régions, dont Gafsa et Skhira. Aujourd’hui, les points de vente anarchiques sont sur l’ensemble du territoire. Certaines stations-services ont été amenées à fermer leurs portes alors que d’autres travaillent en veilleuse allégeant leur effectif qui est passé de 12 et 13 personnes à seulement 4 ou 5 ouvriers ! Les professionnels appellent les autorités compétentes à arrêter cette hémorragie en contrôlant plus efficacement les frontières en amont.
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