Lundi , 15 août 2022
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Attentat de Tunis: l’Union du Maghreb, un impératif vital

 

Près de 20 morts, plus de 40 blessés, des centaines de personnes à jamais traumatisées, tout un peuple trahi, meurtri, voilà le bilan d’un nouveau massacre, un autre de plus, celui du musée du Bardo en Tunisie.

 

La solution au terrorisme réside sans aucun doute dans un espace de développement commun aux pays du Maghreb, pour éradiquer les origines économiques du radicalisme. 

Le coup est sordidement réussi. Des ressortissants des cinq continents sont victimes: Japonais, Colombiens, Polonais, Français, Italiens, Espagnols, Australiens, Tunisiens bien sûr, vont baigner dans une même mare de sang. La Tunisie vient de connaitre un triste record, celui du nombre de vies arrachées dans un attentat perpétré sur son sol.

 

Tunis a vécu dernièrement 4 heures d’horreur, 4 heures de terreur, 4 heures de barbarie. J’ai eu une pensée fortement émue pour mes très nombreux amis tunisiens. La colère ne désenfle pas, la stupeur est toujours là 12 jours après. Un acte perpétré par deux enfants de Tunisie. 

 

Questions en attente de réponse


Qu’est-ce qui motive ce genre de comportement? Qu’est-ce qui peut expliquer tant de haine? Qu’est-ce qui peut légitimer une telle barbarie? Qu’est-ce qui peut pousser un jeune à être à ce point suicidaire, à ôter la vie aux siens et à d’autres?

 

Cette attaque on ne peut plus lâche a visé l’un des hauts lieux de la culture et de l’histoire de l’Afrique du Nord. Histoire millénaire que le musée du Bardo retrace et préserve merveilleusement bien. En vingt petites minutes, le bonheur d’une soixantaine de personnes, à visiter un musée se transforme en cauchemar.

 

Des innocents ont perdu la vie juste à visiter un musée, juste en se trouvant là et en croisant le chemin de criminels sans foi ni loi, des assoiffés de sang et d’horreur. Et depuis, toute la nation tunisienne est dans le désarroi et tente de resserrer ses rangs, manifester son unité, exprimer sa maturité politique, son degré de civisme, faire repartir ses ressources.

 

La Tunisie dont le tourisme venait juste de reprendre des couleurs est aujourd’hui meurtrie, l’économie ne redémarrera pas de sitôt. Et pourtant, sa jeunesse a tant besoin du tourisme pour travailler, pour vivre. Le tourisme, c’était naguère 10% du PIB de ce beau petit pays. Que s’est-t-il passé pour que nous Maghrebins, qui étions les plus avancés, les plus libres, les plus évolués du monde arabe, devenions la cible de l’obscurantisme et de la terreur.

 

Que s’est-t-il passé pour que cette région du monde devienne terroir de tels comportements, se transforme en fournisseur de milliers de criminels fanatisés. Comment arrive-t-on a distiller autant de haine dans le cœur de jeunes, nés pour jouir de la vie?

 

L’Algérie est toujours en proie à des actes terroristes fréquents. 
Le Maroc est passé à la caisse à plus d’une reprise et est constamment menacé. 
La Libye est simplement disloquée. 
La Mauritanie n’a pas échappé non plus à la lâcheté des meurtriers. 
La Tunisie elle, vient de vivre un énième acte de terreur. Une fois encore le Maghreb est frappé au plus profond de son âme.

 

Combien sont ceux qui en douce se félicitent de tels actes et les trouvent légitimes. Où sont-ils, qui sont-ils, où se cachent-ils. L’Etat tunisien a-t-il les moyens à lui seul de faire face à cette mouvance de la terreur, à cette nébuleuse dont on ne connaît ni les composantes véritables, ni les sources de financement réelles, ni encore les pourvoyeurs en fond et en équipements militaires dont elle se sert à profusion. Une mouvance à l’agenda imprévisible, qui frappe toujours là où ça fait mal, très mal.

Le Grand Maghreb, la solution 

 

Cet état des choses, ces menaces qui pèsent sur nos têtes à tous, ne sont-elles pas une raison suffisante pour motiver la relance sérieuse du Grand Maghreb, gage de dynamisation de la croissance économique dans la région et donc synonyme de travail, de dignité pour nos jeunes et partant de paix et de sérénité.

 

Ne doit-on pas voir en ce qui se passe une conséquence de nos divisions et des frustrations de nos jeunesses, les premières à souffrir de ce manque de réponses politiques à leurs attentes. Des jeunes qui avant d’être happés par l’obscurantisme, ne cherchent qu’à s’intégrer dans la communauté et à vivre une vie normale.

 

Ne doit-on pas voir en cette situation la faillite de notre système scolaire, de notre conception de l’éducation, de notre rapport à la culture, à notre culture, à notre religion et à l’humanisme tout simplement.

 

En attendant, les Tunisiens tentent d’expliquer à qui veut les entendre qu’ils ont besoin de la solidarité de tous. Le président tunisien, lui, pour rassurer les siens et les autres, promet d’éradiquer le terrorisme sur son territoire. Mais cela est une autre paire de manches.

 

 

 

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