dimanche , 4 décembre 2022
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Le syndicat des magistrats prend la défense de Najem Gharsalli et le blanchit de toutes les accusations de l’AMT

 

« Il ne pèse sur le ministre de l’Intérieur désigné, Najem Gharsalli, aucun soupçon de corruption administrative ou morale, qui, tout au long de sa carrière en tant que magistrat dans le gouvernorat de Kasserine et de gouverneur, n’a jamais été l’objet de suspicion ; au contraire, tous ceux qui ont travaillé avec ont rendu hommage à son expérience et à son travail », a affirmé à Africanmanager le coordinateur général du Syndicat des magistrats tunisiens, Walid Loukini, commentant les accusations lancées par l’Association des magistrats tunisiens ( AMT) contre la personne du nouveau ministre. En effet, le bureau exécutif de l’AMT a rendu public, lundi, un communiqué affirmant que Najem Gharsalli « n’a jamais été membre de l’AMT ( section de Gafsa ) et appartenait au groupe qui a fomenté le complot contre l’Association en 2005 en signant la motion de conspiration lors de l’assemblée générale , le 3 juillet 2005, en dehors de tous les cadres légaux, ce qui a entraîné par la suite la dissolution de son bureau, sa dépossession de ses locaux , la dispersion de ses membres et les tentatives de la faire taire dans le cadre de la dynamique démocratique réclamant la réforme des institutions de l’Etat et l’indépendance de la magistrature ». L’AMT ajoute que « Gharsalli figurait tout au long des années ayant suivi le complot, parmi les magistrats qui ont été utilisés par l’autorité fondée sur le despotisme et l’allégeance pour persécuter les magistrats des structures légitimes de l’Association ». A ce propos, Walid Loukini a indiqué que « la non appartenance aux structures des magistrats à l’instar de l’AMT ne signifie pas nécessairement les calomnier et les diffamer dans les médias », appelant l’Association à « fournir à l’opinion publique les documents étayant ses allégations relatives à la personne du ministre désigné ». Il a, au nom du syndicat des magistrats, mis en garde contre l’implication du corps de la magistrature dans la « spirale des tiraillements politiques », soulignant que « parmi les objectifs des associations de la société civile figurent les pressions sur les décisions gouvernementales et non l’ingérence dans les nominations partisanes ». Il s’est interrogé sur « la campagne systématique orchestrée contre la personne de Gharsalli » précisant qu’il convient de juger les personnes à l’aune de leurs programmes et non à celle de leur identité, et affirmant que cette campagne orchestrée par l’AMT est spécifique dans la mesure où le magistrat Najem Gharsalli n’a jamais appartenu aux structures de l’Association. Il est à noter que nombre de partis tel que le Front populaire, ont exprimé des réserves au sujet de la nomination de Najem Gharasalli à la tête du ministère de l’Intérieur eu égard à sa désignation en qualité de gouverneur en 2011 sous Béji Caïd Essebsi outre les soupçons qui gravitent autour de sa putative appartenance au mouvement Ennahdha. Le ministre désigné a nié avoir appartenu au parti islamiste, affirmant qu’il ne fera montre d’aucune tolérance à l’égard de la sécurité parallèle ou de la sécurité partisane et qu’il ouvrira tous les dossiers importants au sein de l’institution sécuritaire. Dans des déclarations à la presse, il s’est dit étonné des allégations lui reprochant d’avoir combattu ses collègues sous le régime de Ben Ali , affirmant qu’il est issu de l’AMT dont il a été, selon ses dires, président de la section régionale de Gafsa , qu’il a toujours pris la défense de ses collègues et qu’il ne craignait aucun des précédents gouvernements.

 

 

 

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