Dimanche , 26 juin 2022
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Sihem Badi et les journaux intégristes, mensonges sur fond d’interdiction de hijab

 

 

Des journaux intégristes, ainsi que Sihem Badi, ont relayé mardi 19 août 2014 tard le soir, une information relative au limogeage d’une journaliste de la Télévision tunisienne, sous prétexte qu’elle portait le hijab (foulard islamique). 

Si l’ancienne ministre de la Femme a usé du conditionnel, il n’en est pas de même des différentes pages proches des intégristes et des CPR qui confirment l’information du limogeage. Ils vont même dans le détail en indiquant que celui qui est derrière est le rédacteur en chef, Hammadi Ghidaoui, qui serait, selon ces pages, RCDiste jusqu’à la moelle. D’après une de ces pages, celle de Rached Khiari directeur du site Sada (financé par des Américains et par un homme d’affaires connu), M. Ghidaoui aurait une haine idéologique contre tout ce qui est islamiste, et dès sa nomination par le gouvernement des technocrates, il aurait mis à exécution son projet avec des motifs fallacieux. Le même Khiari continue sa diatribe en déclarant qu’il y a « une guerre contre tout ce qui est islamiste ayant pour objectif une politique liberticide, comme faisait le « criminel Ben Ali » ». 

 

Ce même Rached Khiari qui ne cesse de multiplier les contrevérités et de publier des informations non vérifiées, commence à pleurnicher et se victimiser dès lors que quelqu’un porte plainte contre lui pour diffamation ou lui demande d’étayer ce qu’il dit par des preuves. 

Business News a contacté un certain nombre de journalistes à la Télévision nationale qui ont tous démenti cette version véhiculée par les intégristes et par Sihem Badi. La version de ces témoins de premier ordre convergeait avec celle qu’a donnée à Business News, « l’accusé » Hammadi Ghidaoui. 

Bien qu’il soit occupé par le décès de son père, aujourd’hui même (paix à son âme), M. Ghidaoui n’a pas refusé de donner sa version des faits. 

La « hijabée » en question a refusé de répondre à la demande de sa hiérarchie d’assurer un télé-journal dont elle était la responsable directe. Elle a mis son responsable direct devant le fait accompli de l’absence subite, l’obligeant à assurer lui-même cette édition, alors que ce n’était pas son travail.

Face à ce manquement, elle a été suspendue provisoirement de son travail, sans qu’il ne soit question de limogeage. 

Quant aux accusations de cibler les femmes en hijab, M. Ghidaoui les balaie d’un trait, faisant remarquer que plusieurs reportages et des journaux télévisés sont assurés par des femmes voilées, sans que cela ne pose problème à quiconque. « Mais il ne faut quand même pas se cacher derrière son hijab pour justifier son manque de professionnalisme », conclut le rédacteur en chef. 

On notera par ailleurs qu’il y a actuellement toute une campagne de dénigrement de la part des intégristes et de membres du CPR ciblant les médias indépendants à fort taux d’audience. 

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