Mercredi , 21 février 2024
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Sommet Afrique: Obama renforce la coopération avec l’Afrique face au terrorisme

 

‘Rôle crucial des médias’


Evoquant une nouvelle fois la nécessité de renforcer les institutions démocratiques sur le continent, M. Obama a appelé l’Egypte à libérer les trois journalistes d’Al-Jazeera condamnés à des peines de 7 à 10 ans de prison fin pour soutien aux islamistes. Invité au sommet USA-Afrique, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a décliné l’invitation.

 

“Même si les dirigeants ne les apprécient pas toujours, les médias jouent un rôle crucial”, a souligné M. Obama qui a multiplié, au cours d’un sommet largement centré sur l’économie, les appels au respect de l’Etat de droit. “Les gens doivent être capables d’envoyer des biens sans payer un pot-de-vin ou embaucher le cousin de quelqu’un”, a-t-il lancé mardi.

 

Washington accuse un retard marqué sur l’Europe et la Chine dans ses échanges commerciaux avec la deuxième région du monde en plus forte croissance économique.

 

“Sur l’ensemble des produits que nous exportons à travers le monde, seuls 1% vont vers l’Afrique sub-saharienne”, a rappelé M. Obama en annonçant que plusieurs grands groupes américains – Marriott, Coca-Cola et General Electric notamment – s’étaient engagés à investir 14 milliards sur le continent qui devrait connaître une croissance proche de 6% en 2015.

 

A l’issue d’un sommet qui n’a pas eu un énorme retentissement dans les médias américains, l’organisation Human Rights First a déploré que les représentants de la société civile n’aient pas été associés aux discussions à huis clos sur les sujets sensibles de la gouvernance et la sécurité. “La Maison Blanche a raté une occasion historique de mettre en exergue l’importance de la protection des droits de l’homme”, a estimé Shawn Gaylord, représentant de l’ONG.

 

Seuls les dirigeants de quatre pays, jugés infréquentables, n’avaient pas été conviés à Washington: la Centrafrique, l’Erythrée, le Soudan et le Zimbabwe. Mais les indéboulonnables présidents de la Guinée équatoriale (Teodoro Obiang Nguema), du Cameroun (Paul Biya) ou encore de l’Angola (Eduardo dos Santos) avaient en revanche reçu un carton d’invitation.

 

Evoquant l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 900 morts en Afrique de l’ouest et s’est invitée dans les débats, M. Obama a jugé prématuré d’utiliser un médicament expérimental en Afrique pour traiter les personnes touchées par le virus, jugeant que les informations disponibles étaient insuffisantes pour déterminer l’efficacité du médicament.

 

Les autorités sanitaires américaines ont porté mercredi leur alerte sanitaire au niveau 1, le plus élevé, pour répondre à cette épidémie. C’est la première fois depuis 2009, et la pandémie de grippe H1N1, que cette alerte maximum est déclenchée.

 

Pour le premier président noir de Etats-Unis, ce sommet marque d’abord un tournant, illustrant une volonté de s’impliquer plus fortement dans l’avenir d’un continent sur lequel son élection à la Maison Blanche avait suscité d’immenses espoirs, partiellement déçus à l’issue de son premier mandat.

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