Dimanche , 15 septembre 2019
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Instance vérité et dignité: Khemaïes Chamari claque la porte

 

«J’ai décidé de démissionner de l’Instance vérité et dignité pour des raisons personnelles et de santé».

 

Khemaïes Chamari explique ainsi les raisons qui l’ont poussé à se retirer de l’Instance vérité et dignité réunie, hier, pour l’élection de son président et de ses deux vice-présidents.

 

«J’ai bien assisté à la réunion que j’ai présidée en ma qualité de membre le plus âgé parmi les 15 membres de l’Instance. J’ai attendu la fin de la réunion pour présenter ma lettre de démission au président ou à la présidente qui allait être élu», a-t-il confié à La Presse.

 

Khemaïes Chamari tient à préciser : «Contrairement aux informations publiées par certains médias, je n’ai jamais présenté ma candidature à la présidence de l’Instance».

 

Maintenant, la question est de savoir comment va-t-on procéder pour trouver un remplaçant à Khemaïes Chamari ?

 

Selon la loi portant création de l’Instance vérité et dignité, la commission de sélection relevant de l’Assemblée nationale constituante est tenue de publier de nouveau sur le site de la Constituante la liste des candidats dits «candidats non classés» parmi lesquels Chamari s’est porté candidat.

 

La commission doit attendre sept jours (le délai imparti aux objections) pour choisir le candidat remplaçant.

 

Au bout de ces sept jours, la commission annoncera le nom du candidat choisi et attendra, de nouveau, une semaine (délai imparti aux objections sur le candidat choisi par la commission) pour appeler à la tenue d’une séance plénière à l’ANC en vue de la validation du choix du candidat sélectionné par les constituants sur la base de la majorité absolue.

 

Entretemps, les 14 autres membres de l’Instance peuvent entamer leurs travaux en attendant que la composition de l’Instance soit parachevée.

 

Combien faudra-t-il attendre pour que l’Instance trouve sa composition définitive ?

 

«Pas moins d’un mois, précise à La Presse une source juridique, si on comptabilise les délais que prendront les recours d’opposition prévus par la loi portant création de l’Instance. Encore faudra-t-il que le Dr Mustapha Ben Jaâfar, président de l’ANC et de la commission de sélection des candidats à l’Instance, accélère le processus, une fois revenu de France où il se déplace aujourd’hui, pour donner une conférence sur la transition démocratique en Tunisie».

 

 Sihem Ben Sédrine, présidente

 

Sihem Ben Sedrine a été élue à la tête de l’Instance «Vérité et dignité», secondée par deux vice-présidents, respectivement Mohamed Ben Salem et Zouheïr Makhlouf. Selon un communiqué, le vote a eu lieu lors d’une réunion de l’Instance qui s’est déroulée, hier, en présence de ses 15 membres.

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