Mardi , 27 février 2024
Page d’acceuil / Les militaires en Tunisie ne sont pas «au-dessus de la critique», estime Radhia Nasraoui
«L’institution militaire en Tunisie n’est ni sacrée, ni au-dessus de la critique», a estimé l’avocate et militante des droits de l’homme Radhia Nasraoui. Mme Nasraoui a fait cette déclaration, mercredi, avant le démarrage de la séance d’interrogatoire de Ayoub Massoudi, ancien conseiller du président de la république provisoire, au tribunal de première instance militaire de Tunis. Le procès Massoudi est une «atteinte à la liberté d’expression» L’avocate de la défense de Massoudi, poursuivi à la suite d’une plainte en justice du ministère de la Défense nationale, a ajouté que le procès de son client «n’aurait pas dû être présenté aux tribunaux et qu’il aurait suffi pour la victime des déclarations de Massaoudi de répondre aux accusations». Elle a, en outre, indiqué que l'affaire est devenue, principalement, une affaire d’«atteinte à la liberté d’expression», insistant sur la nécessité de réviser et d’amender les articles sur la base desquels ont été retenues les accusations contre son client. Devant les protestations d'une cinquantaine de personnes parmi les représentants de la société civile et des citoyens venus soutenir Massoudi, Me Nasraoui a émis le souhait de voir cette affaire «s’arrêter à ce stade là ou être déférée devant la justice civile et non militaire qui, dans cette affaire, ne peut pas être neutre, puisque le ministère de la Défense est la partie plaignante.» La justice militaire ne peut être juge et partie Emna Guellali, la directrice du bureau de Tunis de l’Ong internationale Human Rights Watch, a indiqué, de son côté, à l’agence Tap, que lebureau a rendu public, mercredi, un communiqué dans lequel il dénonce le jugement de Ayoub Massoudi et demande de revenir sur les accusations qui lui sont adressées. Elle a souligné que pareils procès «ne sont pas du ressort de la justice militaire et que le tribunal militaire n’a pas le droit d’arrêter un civil». Mme Guellali estime, par ailleurs, que les hautes personnalités politiques sont, la plupart du temps, victimes de critiques des citoyens, ce qui est naturel pour des pays qui aspirent à consacrer la démocratie.

Les militaires en Tunisie ne sont pas «au-dessus de la critique», estime Radhia Nasraoui

«L’institution militaire en Tunisie n’est ni sacrée, ni au-dessus de la critique», a estimé l’avocate et militante des droits de l’homme Radhia Nasraoui.

Mme Nasraoui a fait cette déclaration, mercredi, avant le démarrage de la séance d’interrogatoire de Ayoub Massoudi, ancien conseiller du président de la république provisoire, au tribunal de première instance militaire de Tunis.

Le procès Massoudi est une «atteinte à la liberté d’expression»

L’avocate de la défense de Massoudi, poursuivi à la suite d’une plainte en justice du ministère de la Défense nationale, a ajouté que le procès de son client «n’aurait pas dû être présenté aux tribunaux et qu’il aurait suffi pour la victime des déclarations de Massaoudi de répondre aux accusations».

Elle a, en outre, indiqué que l’affaire est devenue, principalement, une affaire d’«atteinte à la liberté d’expression», insistant sur la nécessité de réviser et d’amender les articles sur la base desquels ont été retenues les accusations contre son client.

Devant les protestations d’une cinquantaine de personnes parmi les représentants de la société civile et des citoyens venus soutenir Massoudi, Me Nasraoui a émis le souhait de voir cette affaire «s’arrêter à ce stade là ou être déférée devant la justice civile et non militaire qui, dans cette affaire, ne peut pas être neutre, puisque le ministère de la Défense est la partie plaignante.»

La justice militaire ne peut être juge et partie

Emna Guellali, la directrice du bureau de Tunis de l’Ong internationale Human Rights Watch, a indiqué, de son côté, à l’agence Tap, que lebureau a rendu public, mercredi, un communiqué dans lequel il dénonce le jugement de Ayoub Massoudi et demande de revenir sur les accusations qui lui sont adressées.

Elle a souligné que pareils procès «ne sont pas du ressort de la justice militaire et que le tribunal militaire n’a pas le droit d’arrêter un civil».

Mme Guellali estime, par ailleurs, que les hautes personnalités politiques sont, la plupart du temps, victimes de critiques des citoyens, ce qui est naturel pour des pays qui aspirent à consacrer la démocratie.

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