Mercredi , 10 août 2022
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Béji Caïed Essebsi appelle les Tunisiens à adhérer à son parti «Nidaa Tounes»

 

 

Le coup d’envoi du nouveau parti présidé par l’ancien Premier ministre Béji Caïed Essebsi a été sifflé aujourd’hui samedi 16 juin 2012, au Palais des Congrès de Tunis. En présence de plusieurs  milliers de citoyens, M. Caïed Essebsi a présenté un long discours, traitant des motifs de la création de son nouveau parti « Nidaa Tounes » (L’appel de la Tunisie). Il a commencé par exprimer son inquiétude et sa tourmente face aux évènements récents qu’il a qualifiés «d’effrayants».

 

 

M. Caïed Essebsi est revenu sur les circonstances qui ont conduit aux récentes émeutes, en affirmant qu’il s’agit d’un faux problème, que le gouvernement s’est trompé et a également induit en erreur tout le monde. Le prétexte de l’atteinte au sacré s’avérant faux, les troubles auraient dû être évités si les responsables dans le gouvernement avaient pris la peine de les vérifier. Mais, selon l’ancien Premier ministre, ni le gouvernement ni les trois présidents ne se sont rendus compte qu’ils polémiquaient à cause d’une œuvre exposée à Dakar!

 

 

C’est donc dans ce contexte d’inquiétude et de mise en cause de la crédibilité de l’Etat que BCE, affirme s’être décidé à agir et à essayer de faire sortir le pays de la galère dans laquelle il se trouve. M. Caïed Essebsi n’a pas omis de critiquer le gouvernement qui, selon lui, ne s’attache pas au drapeau ni à l’hymne national et qui pense être mandaté pour défendre l’Islam. Il a ajouté : «Ils semblent oublier que le peuple tunisien est déjà musulman et qu’il n’a pas besoin d’intermédiaire entre Dieu et lui. Il n’a pas besoin de recevoir de leçons de ces cheikhs!». Dans ce contexte, l’ancien Premier ministre a affirmé que ceux qui ont semé le trouble, usé de la force et détruit des institutions, ne peuvent pas être de vrais musulmans, car l’Islam est contre la violence, citation coranique à l’appui. 

 

 

Revenant au parti dont la demande de visa a été déposée le 14 juin dernier au ministère de l’Intérieur, M. Caïed Essebsi, a précisé qu’au départ, l’idée n’était pas de créer un nouveau parti mais plutôt un mouvement réunissant partis politiques et indépendants, mais que la législation en vigueur ne prévoyait pas d’autre forme juridique que celle de parti politique. Ce parti tend donc à réunir tout le monde, tous les citoyens, toutes les tendances, sans exclusion aucune, y compris les Nahdhaouis, affirme BCE.Ce parti a également pour premier principe de conserver intact le premier article de la constituante de 1959. Autres principes, la sauvegarde du drapeau et de l’hymne nationaux, la préservation du Code du Statut Personnel, la notion de citoyenneté et le principe de la coexistence et cohabitation de tous les Tunisiens.

 

 

A l’issue du discours de l’ancien Premier ministre, une conférence de presse a été organisée exclusivement pour les médias, avec la participation des membres fondateurs du nouveau parti à l’exception de son leader qui s’est contenté du discours au grand public.

 

 

Taïed Baccouche, présidant la conférence a apporté quelques éclaircissements sur le nouveau parti, dont le bureau est formé de noms plus ou moins connus tels que Mohsen Marzouk, Wafa Makhlouf, Salma Rekik, Lazhar Akremi, Ridha Belhaj (juriste), Boujemaa Rmili … 

 

 

M. Baccouche a répondu aux questions des journalistes tout en invitant « les Tunisiens aspirant à un Etat moderne, de tous bords, à rejoindre le groupement afin de former une force d’action qui ambitionne de devenir influente, sans violence, et de participer activement à la vie politique avec une feuille de route qui concrétise une vraie démocratie», a-t-il ajouté.

 

 

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