Lundi , 29 mai 2017

Actualité

Constituante : le 11 juillet, démarrage de l’inscription des électeurs

 

Le conseil central de l'Instance supérieure indépendante pour les élections a établi le calendrier relatif à l'élection des membres de l'Assemblée nationale constituante.

 


L'inscription des électeurs démarrera le 11 juillet pour s'achever le 23 octobre 2011 par le vote, sa clôture et l'annonce des résultats.

 


Dans un communiqué, publié samedi, concernant la réunion tenue, vendredi 17 juin, en présence de tous ses membres, en son siège à Tunis, l'instance indique qu'elle informera, ultérieurement, les pouvoir publics et l'ensemble de la population des détails de ce calendrier.

 


Un exposé a été fait au cours de la réunion sur l'avancement des procédures d'installation des structures administratives, financières et techniques, au niveau des locaux, des équipements et des ressources humaines.

 


D'autre part, l'instance a examiné l'avancement des travaux de la commission de sélection des candidatures aux instances locales dont les résultats seront annoncés au public, au cours de la semaine prochaine. Elle a, en outre, pris connaissance de la liste des locaux réservés aux instances locales et chargé ses membres de contrôler leur validité aux activités.

 


A propos de la participation de la communauté tunisienne à l'étranger aux élections du 23 octobre 2011, l'instance a examiné le travail accompli par la commission concernée et les résultats des séances de travail tenues avec les cadres du ministère des Affaires étrangères.  Elles ont permis de fixer les modalités relatives à cette frange d'électeurs.

 


Dans ce contexte, l'instance a fixé la composition des instances locales à l'étranger et les critères de désignation de leurs membres et leur nombre dans les six circonscriptions électorales prévues à ce niveau.
Elle a, par ailleurs, examiné le plan de formation des agents des bureaux d'inscription. Elle a pris connaissance des préparatifs en cours pour les campagnes de sensibilisation, l'installation des services et des systèmes informatiques et les modalités nécessaires pour garantir la sécurité et la transparence des élections.
 

L’élection d’une Assemblée constituante en Tunisie repoussée au 23 octobre


Les premières élections de l'après-Ben Ali en Tunisie, initialement prévues le 24 juillet, sont reportées, a annoncé le premier ministre de transition, Béji Caïd Essebsi. "Nous avons pris en compte tous les avis et nous avons décidé de tenir les élections le 23 octobre", a-t-il déclaré lors d'une réunion rassemblant les partis politiques, les représentants des régions et de la société civile. "Le plus important, c'est la transparence des élections", a-t-il insisté.

 


L'élection d'une Assemblée constituante était prévue le 24 juillet, mais la commission électorale avait demandé un report au 16 octobre, contre l'avis initial du gouvernement et de certains partis, en affirmant avoir besoin de ce délai pour organiser une élection crédible et transparente. "Il y a des partis qui n'étaient pas d'accord, même le gouvernement n'était pas d'accord, mais notre mission consiste à tenir des élections libres et transparentes", a déclaré le premier ministre, en soulignant que "la révolution et la Tunisie ont une réputation que nous devons protéger".

 


"Nous avions un choix : dissoudre la commission [électorale], revenir à des élections organisées par le ministère de l'intérieur et retomber dans les tares de l'ancien régime, ou garder la commission, nous avons donc décidé de la garder", a-t-il ajouté.

 


ACCORD DES PARTIS POLITIQUES

 


Les grands partis d'opposition avaient demandé une élection plus tôt, redoutant que le gouvernement ne renonce à sa promesse de mener la Tunisie sur la voie de la démocratie après la chute de Ben Ali en janvier.

 


Pour autant, l'annonce du report a été bien accueillie par les partis politiques. Le mouvement islamiste Ennahda, crédité d'au moins 20 % des intentions de vote par les experts, s'est dit "d'accord" mercredi avec ce report, après avoir longtemps insisté sur le respect de la date initiale. Même son de cloche au parti Al-Watan.

 


"L'essentiel, c'est que les conditions soient réunies pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions possibles et réussissent", a dit son fondateur, l'ancien ministre des affaires étrangères Kamel Morjan. Le Parti démocratique progressiste (PDP), une autre grande formation politique, avait finalement accepté l'idée d'un report en octobre.

 


Cette élection doit déboucher sur la mise en place d'une Assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle Constitution en remplacement de celle de l'ancien régime. Après 23 ans de pouvoir sans partage, Ben Ali a fui la Tunisie le 14 janvier pour l'Arabie saoudite, sous la pression d'un puissant soulèvement populaire.



METLAOUI: 13 MORTS ET PLUS DE 250 BLESSÉS (NOUVEAU BILAN)

 

Le militant des droits de l’homme Abou Alâ Ghawar était invité sur le plateau de Midi  show du lundi 6 Juin 2011 pour revenir sur la situation critique à Metlaoui. D’après lui, le chômage est au cœur même du conflit étant donné que l’économie de la région se base et dépend en grande partie de la compagnie de Phosphate.

 

 

Il est aussi revenu sur le « faux communiqué » publié en mars et qui avait causé alors de violents affrontements et la mort de deux personnes écoute plutôt  speaker 

 


MAJ Lundi 6 juin 8h : Le nouveau bilan établi par les autorités s'élève à au moins 13 morts et plus de 100 autres blessés. Près de 65 personnes en possession de fusils de chasse, d'armes blanches et de sabres, ont été également arrêtées. Le calme commence, cependant, à s'installer dans la région depuis l'instauration du couvre feu. 

 


MAJ 14h: Suite à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités ont instauré un couvre feu à Metlaoui à partir de ce soir du dimanche 4 juin 2011 de 16h jusqu'à 6h du matin. Hana a préparé un récapitulatif de la situation dans la région, écoute  speaker 


 


MAJ Dimanche 5 juin 12h: Le bilan s'élève à 7 morts et plus de 150 blessés depuis le début des violences entre  les deux tribus de  Metlaoui. Écoute les détails de notre correspondant Imed Toumi  speaker

 


Mosaïque FM a également eu le témoignage de Samih Eshimi, président du parti de l'avenir pour le développement et la démocratie et originaire de la région qui tente d'intervenir pour instaurer le calme et trouver des solutions urgentes et un terrain d'entente entre les deux tribus. Écoute-le  speaker  

 

 

MAJ 16h00:  Deux autres personnes ont trouvé la mort, samedi, à la ville de Meltaoui, suite à une violente agression commise, au moyen de bâtons et de couteaux, par un groupe d'individus sur un habitant de la région et son fils. 



MAJ 13h00: Le nombre de blessés au Metlaoui ne cesse d’augmenter. Notre correspondant a interviewé le médecin urgentiste Adel Mnari intervenant sur les lieux. Deux des blessés sont dans un état grave. Il a par ailleurs parlé du parcours du combattant qu’a effectué l’équipe médicale afin de parvenir sur les lieux  écoute- le  speaker 

 


MAJ 11h50: Les autorités ont instauré un couvre feu à Metlaoui à partir de ce soir du samedi 4 juin 2011 de 20h jusqu'à 5h du matin. 



8h00: A la suite d’un différend concernant  les critères  et la manière de recrutement  de la compagnie de Phosphate de Gafsa,  des violences ont éclatées vendredi 3 Juin 2011 entre  les deux tribus de  Metlaoui  « Aouled Bou Yahya » «  et les « Jridya ». Le nombre des blessés s’élèvent à 50...écoute notre correspondant Imed Toumi t’en dire plus  speaker 

 


Les altercations et les actes de violences ont repris de plus belle dans la matinée du samedi 4 juin 2011 faisant 3 morts et de nouveaux blessés... Écoute notre correspondant en direct speaker 

 



Le bilan s’élève donc actuellement  à 5 morts et  90 blessés dont 15 hospitalisés en état critique.

L’Instance indépendante pour les Elections propose le report des élections au 16 octobre prochain

 

La Haute Instance indépendante pour les Elections a proposé, dimanche, le report des élections de la Constituante pour le 16 octobre prochain, a annoncé M.Kamel Jendoubi, lors d'un point de presse à Tunis.

 

M. Kamel Jendoubi, président de l'instance a indiqué que cette proposition du report des élections s'explique par l'absence de conditions adéquates pour l'organisation des élections le 24 juillet comme prévu. Il a indiqué que l'instance a proposé le report des élections de la constituante pour le 16 octobre après s'être assurée de la difficulté de réunir les conditions nécessaires pour la réalisation du processus électoral garantissant l'organisation d'élections démocratiques, crédibles et transparentes avant le 24 juillet prochain.
Il a énuméré, à cet égard, un ensemble d'opérations techniques qui devraient être accomplies afin d'assurer la bonne préparation de ce rendez-vous électoral telles la mise en place d'un comité central de l'instance, un dispositif administratif, financier et technique ainsi que des sections régionales de l'instance.
Il s'agit aussi, a-t-il indiqué, d'identifier et d'aménager les centres d'inscription et la préparation de programmes de formation destinés aux cadres qui seront chargés de la supervision de l'opération électorale outre l'élaboration et la mise en oeuvre des campagnes d'information et de sensibilisation pour le démarrage de l'opération électorale.
Ces différentes opérations, a-t-il fait remarquer,  nécessitent beaucoup de temps et que l'instance après de multiples concertations et consultations d'experts tunisiens et étrangers ainsi que l'examen des expériences de plusieurs pays dans ce domaine, a conclu que la date du 24 juillet, pour l'élection des membres de l'assemblée constituante, ne pouvait garantir l'organisation d'élections crédibles et démocratiques, conformément aux normes et règles fixées dans les décrets-lois N°27 et 35 de l'année 2011.

échanges de tirs meurtriers entre militaires et membres présumés d’Aqmi

 

Des affrontements entre soldats tunisiens et un groupe armé suspecté d’appartenir à Aqmi ont fait plusieurs morts dans la nuit de mardi à mercredi à Rouhia. Plusieurs djihadistes sont activement recherchés dans la région de Siliana.



Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi entre des membres présumés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des éléments de la garde nationale et de l'armée tunisienne au point de contrôle de Rouhia (Gouvernorat de Siliana, centre-nord).



Ces derniers jours, des arrestations de ressortissants libyens et algériens en possession d'armes dans le gouvernorat Médenine (sud Tunisien) avaient abouti à la découverte de caches d'armes et révélé des projets d'attentats d’Aqmi en Tunisie. C’est vraisemblablement cette piste qui a conduit les autorités à redoubler de vigilance et à rapidement cerner le groupe suspect.



Groupe de neuf djihadistes



Selon une source sécuritaire citée par l’AFP, « deux hommes, arrivés de Sbiba [ville située près de la ville de Kasserine] se sont dirigés vers un parc de stationnement à Rouhia où un gardien les a aidés à transporter leurs bagages, mais il a été surpris par le poids de leurs bagages, et a alerté la police et l'armée ». Dans un communiqué, publié en arabe sur sa page Facebook, le ministère de l'Intérieur tunisien confirme que « des unités spéciales de la garde nationale et de l'armée avec l'aide de quelques citoyens ont pu aux alentours de 6 h 55 découvrir trois terroristes armés dans la région de Rouhia ».



Selon nos informations, le groupe djihadiste impliqué serait en fait constitué de neuf personnes de nationalités tunisienne, algérienne et libyenne, armés de Kalachnikovs et de grenades. Les Tunisiens concernés seraient au nombre de trois. Il s’agit de Nabil Saadaoui, Sofiane Ben Amor et Abdelwaheb Hmaied - les deux derniers ayant échappé de peu aux arrestations consécutives aux incidents de Soliman, en 2006. Parmi les membres activement recherchés dans la région de Siliana, survolée ce mercredi par des hélicoptères de l’armée, se trouverait Walid Saâdaoui, plus connu sous le nom de « Ettounsi Essaâdaoui », un djihadiste déjà impliqué dans de précédents attentats.



Deux morts parmi les forces de l’ordre



« Ces terroristes ont tiré sur des unités de l'armée et de la garde nationale, blessant trois soldats avec des balles réelles dont l'un d'entre eux, un colonel, est décédé », poursuit le ministère dans son communiqué. Selon une source sécuritaire, « le soldat Walid Haji et le colonel Tahar Ayari sont morts dans ces échanges de tirs ».



« Deux terroristes ont été tués, tandis que le troisième a réussi à s'enfuir », poursuit le ministère de l'Intérieur. Selon la source sécuritaire, « les deux hommes [...] avaient sur eux des passeports libyens ». Une source autorisée a par ailleurs déclaré que ces hommes « portaient des ceintures d'explosifs » et qu’il s'agissait de « terroristes, fortement suspectés d'appartenir au réseau Al-Qaida ». Selon un habitant, deux civils ont également été blessés dont un grièvement, qui a été hospitalisé à Tunis. 

Les révélations de « M. Propre » créent une onde de choc en Tunisie

 

"Farhat Rajhi : l'homme par qui le scandale arriva ?", lance sur son blog Nadia from Tunis. L'ancien ministre de l'intérieur du gouvernement Essebsi, dont le "limogeage" avait déjà fait grand bruit en mars, a créé une nouvelle onde de choc en Tunisie. "Comme beaucoup d'entre vous, je me suis retrouvée hier soir, déconcertée au départ, puis partagée entre l'hilarité et l'incrédulité devant la fameuse vraie fausse caméra cachée de Farhat Rajhi", confie Nadia.

 

 


Dans un entretien avec Hamdi Ben Salah, un journaliste blogueur tunisien, filmé selon lui à son insu et diffusé tard mercredi 4 mai, celui que les Tunisiens ont surnommé "M. Propre" a, à nouveau, fait le ménage. Règlement de comptes ou volonté de faire éclater sa vérité ?, se demandent les Tunisiens. Face à la polémique suscitée par cette vidéo, M. Rajhi a répondu par une interview sur Radio Express FM entre 3h et 4h du matin (à écouter en arabe).

 

 


Dans la vidéo, l'ancien ministre de l'intérieur revient tout d'abord sur les conditions de son éviction. De la version officielle selon laquelle il aurait démissionné de son poste, M. Rajhi dit tout simplement "le premier ministre [Béji Caïd Essebsi] ment". Il ajoute que lors de sa tentative de faire le ménage au sein du ministère de l'intérieur, il s'est heurté à beaucoup d'opposition et que les nominations de RCDistes aux postes de gouverneurs ont été faites contre son gré.

 

 


Pour Nadia from Tunis, "il n'y a pas de gros doutes là-dessus. BCE en chef d'orchestre aux ordres indiscutables a surement poussé ce bisounours hors du ministère de l'intérieur car ne correspondant pas à ses critères". Par ailleurs, poursuit-elle, "les nominations douteuses de gouverneurs RCDistes ont par ailleurs déjà fait scandale, et il ne s'agit pas là encore de révélations fracassantes".





L'ancien juge revient ensuite sur sa nomination, après son "éviction" du gouvernement, à la tête du haut comité des droits de l'homme. "Selon lui, la pression populaire, sur Facebook notamment, lui a valu cette nomination pour faire taire les critiques et les bavardages suite à son départ précipité. Il déclare que Facebook est une arme puissante qui permet de veiller sur la bonne marche du pays", commente la blogueuse Nadia.

 

 


Troisièmement, l'ancien ministre de l'intérieur évoque "l'existence d'une sphère d'influence dirigée par des Sahéliens qui œuvrent pour garder le pouvoir", rapporte Nadia. Il accuse à cet égard Kamel Ltaief, un ancien proche de Ben Ali, d'être à l'origine de ces manipulations au sommet de l'Etat. Des accusations qui ont été presque immédiatement démenties par l'intéressé dans un entretien sur Radio Mosaique FM jeudi 5 mai au matin.

 

 


Pour le blogueur Sami Ben Abdallah, Kamel Ltaief est en effet une personnalité controversée. "Il ne faut pas oublier que c’est Kamel Eltaief qui a été le président bis de la Tunisie de 1987 à 1992 et l’homme qui a inventé le 'système' Ben Ali. De 1984 à 1987, Kamel Ltaief forme un couple politique avec Zine el Abidine Ben Ali qui l’aurait consulté avant d’entreprendre son coup d’Etat de novembre 1987", estime le blogueur.

 

 

"Aux lendemains de la révolution en Tunisie, Mohamed Ghannouchi a commis des fautes politiques impardonnables en faisant appel à Hedi Baccouche, Hakim el Karoui et à Kamel Ltaief afin de le conseiller", poursuit-il. Ce dernier aurait ainsi fait deux victimes : Abdallah Kallel et Farhat Rajhi.





Il n'empêche que, pour la blogueuse Nadia from Tunis, "la gravité de l'accusation est telle qu'on se doit de revenir à l'origine de cette thèse. Il y a en effet une différence entre des doutes aussi forts soient-ils, et des certitudes qui peuvent mener à une véritable confrontation et changer la donne sur la scène politique tunisienne. Le fait de jeter ces informations en pâture risque de desservir la cause, car quand bien même elles seraient vraies, Rajhi peut facilement être discrédité et ses déclarations perdraient ainsi toute valeur." "Je suis également dérangée par le côté 'régionaliste' des accusations", ajoute-t-elle.

 

 


Dernière grande révélation, M. Rajhi fait peser la menace d'un coup d'état militaire, à la sortie des prochaines élections pour l'assemblée constituante le 24 juillet, si les résultats ne sont pas conformes aux attentes des "manipulateurs", prêts à acheter des voix. "Les gens de la côte ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d'Etat", prédit-il, en référence aux partisans de Ben Ali basés autour de la ville de Sousse. Cela sera notamment le cas si le parti islamiste Ennahda prend le pouvoir, précise-t-il. L'ancien ministre en veut pour preuve la nomination du général Rachid Ammar comme chef d'Etat-major des armées, qui serait amené à s'en charger au besoin.

 

 


"Là, je tiens absolument à prendre un recul total par rapport à cette 'information', commente Nadia from Tunis. Pour moi, il s'agit d'une hypothèse, certes de l'ordre du possible - et on pourrait s'attarder longtemps sur des exemples voisins - mais pour laquelle la prudence est de mise. Ce n'est pas comme si cette hypothèse n'avait jamais été envisagée auparavant. On se rappelle bien la conférence de presse de Ahmed Néjib Chebbi, au moment de son départ du gouvernement, qui agitait également cette menace en public".





"Les élections de l’Assemblée constitutionnelle maintenues pour le 24 juillet .. 2011 ou 2012 ?", interroge le blogzine Tunisien qui résume, caustique, "Rajhi attise le régionalisme et se met à dos tout le port d’El Kantaoui, attaque Kamel Letaif un ex-ami de Ben Ali, confirme les agissements des anciens RCDistes, parle d’un éventuel coup militaire de Saint Ammar et critique un vieux de plus de 80 ans, le tout devant une caméra 'cachée' qui le cadre super bien ..."

 

 


Pour certains, ces révélations ne passent pas. "Personnellement, je pense que ce que Rajhi a dit, peut être tout simplement des suppositions qu'il a faites, puisque dans la vidéo, il est difficile distinguer les faits, de ses propres interprétations...", peut-on lire sur le blog Tunisie buzzers. Certains le décrient. "Farhat Rajhi me semble beaucoup plus un acteur qu'un politique ! Il porte des accusations contre tout le monde, et veut tout simplement sortir comme un héros national !! Il s'est mis à croire à sa bonne étoile et à se voir déjà 'calife à la place du calife'. Il n'a pas pensé une seconde que de telles accusations pouvaient plonger la Tunisie dans le chaos encore plus que ça ne l'est maintenant !! Il n'a pas pensé qu'il a fait preuve de régionalisme et d'accusations gratuites !! Il n'a pensé qu'à sa propre personne", fustige Emna B.A. sur le site Internet Espace manager.

 

 


Mais, bénéficiant encore d'un énorme capital de sympathie en Tunisie, Farhat Rajhi est immédiatement défendu par des groupes Facebook, réunissant des milliers de fans, à l'instar du groupe "Tous unis pour protéger Mr Rajhi". Une pétition en ligne "Tous et toutes solidaires avec Monsieur Farhat Rajhi" a également été lancée, saluant son "courage admirable" et mettant en garde contre "toute atteinte physique ou morale" à sa personne. "Nous n'accepterons jamais une transition démocratique de façade", avertissent les initiateurs de la pétition.